Laure Manel_La délicatesse du homard

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275 pages

4 eme de couverture :

Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.
Elle dit s'appeler Elsa.
Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.
Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?
Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi ...

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

****

Au départ je ne pensais pas que ce livre pourrait devenir un coup de coeur. Dans un contemporain on ne s’attend pas à une narration mielleuse mais plutôt authentique et bourrue. On entre dans le vif du sujet dès les premières pages, on découvre François, un homme solitaire et assez bourru, qui va alors sauver cette inconnue sur les rochers. Ce simple geste va sauver deux vies. Plus l’histoire s’ouvre à nous et plus on se lance dans une découverte de l’autre. François doit apprivoiser Axelle, qu’il considère comme un animal blessé. C’est une histoire à prendre avec les pincettes, Axelle est une femme très fragile et perdue, l’auteur a voulu nous cacher la vérité jusqu’à ce que nous soyons prêts à l’entendre et même si on pensait tout savoir, le personnage d’Axelle nous échappait. Le fait que l’auteur choisisse de changer de point de vue à tous les chapitres ne nous dérangent pas au contraire j’ai trouvé qu’on avait une réelle omniscience de l’information et elle a très bien généré cette narration parce qu’elle reprenait les points importants et continué ce fil conducteur à aucun moment je ne perdais le fil.

 

Les personnages sont une identité propre qu’on aime suivre. j’ai adoré François parce que c’est un personnage avec une carapace mais on voit qu’il y a bien plus que ça. Je pense que c’est le personnage qui c’est le moins dévoilé et pourtant on avait l’impression de le connaître. Axelle est un personnage plus complexe, elle est instable, pas sur d’elle, elle a peur de s’imposer. Elle m’a légèrement agacé par son obstination du départ car j’étais un peu triste pour François qui s’est attaché à elle. Je n’avais pas l’impression au départ qu’Axelle ne soit amoureuse de François. Surtout il y avait un écart surdimensionné entre son point de vue et comment elle interagissait avec François. J’avais l’impression d’avoir deux personnages et je trouve cela assez intéressant parce qu’Axelle était tellement renfermée que sans ce point de vue on aurait pas réellement comprit pourquoi elle agissait ainsi pour elle était suicidaire, pourquoi elle détestait sa famille ou bien pourquoi elle ne voulait pas s’engager. c’est toutes ces questions qu’on se pose au fil du livre et j’avais eu peur qu’Axelle n’y réponde pas. Ce personnage avait tellement de secrets mais une fois dévoilés, les larmes coulent on a de la rage envers tout son passé et on se dit maintenant François et là pour l’aider à vivre. Je ne sais pas si ce sujet et en partit un vécu mais j’avais vraiment l’impression que ça venait du plus profond de l’âme de l’auteur. Il nous fait comprendre à demi-mot que la vie mérite d’être vécu et qu’elle ne s’arrête pas totalement elle bifurque. Il faut toujours donner sa chance à la vie parce qu’elle regorge de bonne chose.

 

En clair : c’est un réel coup de coeur pour ce livre, je ne remercierai jamais assez l’auteur pour m’avoir transporté pour m’avoir fait passer un très bon moment. Le livre nous fait pleurer et une fois refermé je me sentais vide, j’avais l’impression que ces personnages m’abandonnaient vers d’autres lecteurs, j’avais l’impression de les trahir. J’ai vécu un très bon moment et il sera dur de se défaire d’une si jolie histoire.

 

Contemporain

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