Carroll Lewis - Alice au pays des merveilles

Alice au pays des merveilles

316 pages 

 

4 eme de couverture : 

" Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique. 

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Ce livre est à lire avec légèreté parce qu’il est fait pour nous rendre fou voire même dément. J’ai vu beaucoup d’adaptation du roman et je pense qu’aucune ne peut égaler le roman parce qu’on ne peut pas faire transparaître une telle folie au cinéma, ce n’est pas pensable. En outre c’est une très belle découverte au fil du livre on se rend compte que l’auteur est complètement fou et on se demande si nous aussi on n’aimerait pas se faufiler dans ce monde pour échapper à cette rationalité qui caractérise notre monde. Ce livre ne respect aucun code et cela fait son charme. Il représente l’idéalisation d’un rêve, on a tous rêver qu’un jour nous pouvons rentrer dans notre rêve et y participer physiquement. Pour Carroll Lewis c’est possible. L’auteur nous fait comprendre que le rêve n’est pas forcément bon ou mauvais, irréel ou réel, il suffit juste de fermer les yeux sans avoir peur et de laisser notre imaginaire faire le reste.

Les personnages sont assez délirants et attachants, même pour certains tragiques . Tous ces personnages reproduisent à l’infinie l’univers d’Alice sans jamais se rendre compte qu’ils sont bloqués dans un univers circulaire. C’est une certaine forme de cloisonnement et cela explique leurs folies. Bizarrement le personnage que j’ai le moins apprécié est Alice, elle est encore régie par la naïveté, l’insouciance et elle est parfois peu réfléchie. Elle reste quand même semblable à ce monde de fous puisque c’est celui d’Alice. Le fait que ce soit raconté à la troisième personne, parfois par l’auteur même, offre une force supplémentaire. Avoir cette distance on se rend compte que la folie ne peut pas réellement nous toucher.

En clair : Ce livre est complètement barré, il offre une vraie détente intemporelle qui n’est pas négligeable. Il ne faut pas bouder ce Classique parce qu’il a tout à vous offrir.

 

Jeunesse Conte

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