Témoignage

  • Joffo Joseph_Un sac de billes

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    231 pages

    4 eme de couverture :

    Traduit en 18 langues " Un sac de billes ", livre d'une exceptionnelle qualité, est un des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années.
    Un très beau livre, émouvant et fort... Alphonse Boudard. Ce livre qui est celui de la peur, de l'angoisse, de la souffrance, aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d'espoir et d'amour. Bernard Clavel. Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l'expérience, l'émotion, la gaieté, la douleur enfantine.
    Et conté de telle manière, la douleur saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page, jusqu'à la dernière ligne. Joseph Kessel. Une spontanéité, un humour, une tendresse, une émotion discrète qui en font un livre pas comme les autres. La croix.

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    Ce livre est tellement poignant ! Il traite de l’occupation Allemande en France. C’est un sujet connu mais en même temps on pense savoir des éléments de l’histoire qui s’éclaire au fil de cette lecture, je parle du ‘’ comment les Français vivaient à cette époque, comment ils ont réussi à tenir. En lisant ce livre un nouveau morceau de l’histoire s’ouvre à nous et on en profite. On se sent grandit après cette lecture. Il s’agit de deux enfants qui pour survivre et se sauver des nazis doivent quitter cette partie de la France qu’ils ont toujours connue pour une autre partie de la France inconnue. Mine de rien cela me touche particulièrement, et je pense que cela peut intéresser tous ceux qui ont eu de la famille en ces temps occupé, simplement en écoutant nos grand-parents nous parler de cette période assez sombre et horrible. Ces deux enfants, montrent ce quotidien français avant et pendant la guerre. Le fait d’avoir cet avant après donne une autre dimension de la guerre, beaucoup plus intense surtout parce qu’ils sont jeunes.

    Pendant toute la durée du roman j’ai eu envie de prendre ses enfants dans mes bras, de leur dire que tout va bien, de les aider. Jojo et son frère sont très débrouillards, c’est très triste même parce qu’on voit qu’ils sont poussés à grandir beaucoup trop vite, sans avoir forcément le soutient, l’amour de leurs parents qui sont à des kilomètres de là. Au début du roman avant que la guerre n’éclate réellement, le père montre de la plus belle façon son amour pour ses fils en les protégeant. Il leurs ordonne de nier leur origine même sous la torture ils ne devaient pas avouer qu’ils étaient juifs. C’est qui est assez paradoxal c’est qu’ils ne se douter pas du tout du futur, ils ne pensaient pas qu’ils allaient être persécutés, torturer et même tué par centaines de milliers.

    En clair : ce petit bout d’histoire nous nourris d’une énergie qu’on ne peut pas décrire avec de simples mots. C’est un témoignage fort et lourd de sens. Il mérite d’être découvert.

  • Antoine Leiris - Vous n'aurez pas ma haine

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    190 pages

    Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l'horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n'aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n'a qu'une arme : sa plume. L'horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre dans ce témoignage poignant.

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    Je ne pense pas que je pourrais écrire un avis comme je le fais d’habitude. Cette chronique doit être différente. Nous ne pouvons pas passer à côté d’événement aussi marquant et se dire, c’est le mal de notre époque. Je ne suis pas vraiment d’accord. Au fond c’est vrai nous sommes assez égoïstes quand les événements ne nous touchent pas mais pourtant des épisodes tragiques comme celui-ci où même ceux qui ont suivi nous ont rapprochés. Alors qu’on soit bien d’accord je ne cautionne pas ces actes horribles mais la télévision nous a tellement poussé à penser que cet événement était le mal du siècle que ça le dénaturalise. Ce n’est que mon avis, je pense surtout que les médias ont surchargé les informations pour nous faire penser à cela tous les jours et nous rendre tous malheureux. Mais Antoine Leiris a totalement raison, on ne doit pas avoir de haine pour eux, ni même de peur ce serait une sorte de reconnaissance vis-à-vis d’être qui ne le sont pas au final. Je ne veux pas rentrer dans le débat ‘terroriste’ ici mais pour moi ce ne sont pas des humains. En se concentrant sur cet acte de résistance parce que oui après ces événements on peut considérer cela comme un acte de résistance parce qu’on ne se soumet pas à cette dictature de terreur.

    Je pense que pendant tout le livre je me suis prise d’affection pour ce père à qui on a arraché l’amour de sa vie. Cet homme qui doit maintenant s’occuper d’un bébé de 17 mois. Je trouve qu’il a eu raison de s’exprimer et de ne pas faire comme à l’après-guerre où tout le monde doit se taire. Ce n’est pas du voyeurisme au contraire c’est un devoir de mémoire. On n’en prend pas pleinement conscience maintenant parce qu’on est directement impliqué mais dans 10, 20 même 40 ans on s’en rappellera et on se dira heureusement qu’il y a eu des résistants à ces actes pour nous raconter ce qui s’est passé.. On sent qu’Antoine Leiris à ce besoin de mémoire il a besoin que son Hélène subsiste malgré tout et c’est une très belle preuve d’amour autant que le devoir de mémoire. Lui voulait juste que sa femme reste en vie, comment peut-on savoir quand le niveau de douleur extrême est atteint ? Quand on ne vit que pour son fils, qu’on prend son rythme qu’on ne lui montre pas qu’on souffre. Je trouve cet homme très fort justement encore plus aujourd’hui, c’est un témoignage qu’on ne peut pas mettre de côté parce qu’il raconte sans raconter dans le sens où il n’a pas été présent mais qu’il a été une victime collatérale. Ce livre est même plus susceptible d’être lu parce qu’il n’y a pas toute l’horreur du Bataclan mais il y a pire, reconstruire l’après Bataclan.

    En clair : J’ai trouvé ce récit très poignant, ça a réveillé le devoir de mémoire que nous devons tous avoir. Nous ne devons rien oublier et surtout ne pas avoir peur !

     

  • Anne Frank - Le journal

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    368 pages 

     

    4 eme de couverture: 

    Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans " l'Annexe " de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi.

     

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    En refermant ce livre, on a le cœur lourd, très lourd. d’une part à cause des reproches face à cette invasion Nazi et d’autre part l’obligation d’être un Juif clandestin. Cette part d’histoire est horrible mais on se doit de la garder vivante dans nos mémoires. Je trouve que le fait que le récit soit sous forme de journal rend plus humain, mais ce qui nous rend le plus compatissant c’est l’âge d’Anne et les épreuves qu’elle a pu traverser. Le journal offre une vraie possibilité d’entrer dans le quotidien clandestin de ces 8 personnes. Ce quotidien discret et angoissant. J’ai beaucoup aimé lire ce journal parce qu’il est vraiment doux et enfantin. C’est assez pertinent.

    Dans le quotidien d’Anne qui arrive à l’annexe à l’âge de 13 ans, ses émotions se succèdent. Tristesse. Joie. Peur. Inquiétude . Amour. On voit assez ce qui fait l’annexe. Le fait de se cacher, de se cloisonner, de vivre 24h sur 24 avec les mêmes personnes, sen suit les problèmes liés au confinement. Surtout on grandit avec Anne dans l’Annexe, on s’attache à elle autant qu’à une petite sœur et j’ai été vraiment triste de sa vie si courte.

    En clair : j’ai adoré ce livre parce qu’il faut continuer à garder cela en tête. L’horreur a toujours existé à des époques différentes, le perpétuer est un devoir de mémoire. Elle voulait être célèbre mais elle l’est devenu tristement.

  • Erich Maria Remarque - À l'ouest rien de nouveau

    A l ouest rien de nouveau

     

    253 pages 


    4 eme de couverture : 

    « Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes- bêtes. ». Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre. 

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    Ce livre est plutôt pour les jeunes qui ne connaissent pas ou peu la guerre et son horreur. Dans ce livre on voit l'horreur à travers les yeux de Paul , soldat Allemand, qui au fil du roman va perdre ses amis de guerre et passer par toutes ses étapes : le front, les baraquements hors front , la permission, les échanges et l’hôpital. Je trouve qu'aux 100 eme anniersaire de la guerre de Verdun, ce livre doit sortir de l'oubli. Cette œuvre est vraiment très complète.

    Ce livre porte la mémoire de ces petites '' vies'' de soldats Allemands tout en étant le plus réel possible donc trash pour certains moments. Le personnage de Paul sert à raconter cette mémoire qu'il ne faut pas oublier, il le fait avec simplicité. On apprend à avoir de la compassion pour ces soldats Allemands qui n'ont rien demandé.

    Erich Maria Remarque a voulu faire passer une morale, le personnage finit par se poser beaucoup de questions. D'une part parce que c'est le dernier à survivre mais ensuite comment ferait-il si la guerre s'arrête ? Ce personnage-là n'a que la guerre comme '' expérience professionnelle '' il ne conçoit pas une réelle issue à cette guerre. Certains vont même se laisser mourir pour ne pas avoir à subir cet après.

    En clair : je trouve ce livre émouvant dans le sens où il apporte le souvenir au fil des années en toute simplicité. Pour toute personne qui veut se souvenir ce livre peut vous convenir mais si vous n'êtes pas convaincue par ce sentiment de mémoire comme quand j'avais 15 ans vous n'arriverez pas à le finir parce qu'il transmet vraiment ce qui s'est passé. Bonnes lectures à vous <3

     

  • Valerie Trierweiler - Merci pour ce moment

    Merci pour ce moment

    384 pages 
     
    4 eme de couverture : 
    Tout ce que j'écris est vrai. À l'Élysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j'ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour.
     
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        Pour la plupart des individus de cette planète, Valérie est une mauvaise personne qui veut juste se faire du Buzz avec son livre. C’était mon opinion aussi jusqu’à ce que je lise ce livre. De mon plein grès je ne l’aurais pas acheté mais comme c’était un  cadeau…
    Au fil du livre on commence à comprendre et à avoir de l’empathie envers elle. Je trouve que c’est une grande femme qui devrait le reste. 
        Depuis toujours, elle se bat et je ne vois pas pourquoi elle ne devrait pas être un emblème de première dame. Elle témoigne de sa vie, de ce président mégalomane asservie par le pouvoir. Je n’avais pas une très grande estime du président mais la c’est encore pire. Il ne mérite pas le pouvoir. Je trouve qu’on s’identifie beaucoup à elle peut-être parce qu’elle écrit comme si elle s’adressait à nous personnellement et cela crée une certaine intimité. Elle se met à nus en quelque sorte. Le point négatif que je pourrais avoir c’est qu’elle finit par se répéter mais ce n’est pas du tout dérangeant.
        Les chapitres sont très espacés mais on est tellement happé par ce témoignage que cela ne se voit pas. Les événements se suivent très bien et parfois elle fait des flash-back si jamais on avait oublié ou pour nous dire cela va avec cela ce que j’ai trouvé très bien on ne pouvait pas se perdre dans ce témoignage. Le titre y prend tout son sens, elle nous fait comprendre que malgré tout elle ne regrette pas la rencontre avec François n’y sa vie commune avec. Sauf qu'elle a tourné la page et c’est mieux pour elle.
        L’ensemble est très touchant, je le recommande, d’une personne réticente à connaître ce témoignage à une autre et croyez moi il en vaut la peine malgré tout. On ressent bien la plume d’une journaliste, elle ne règle pas ses comptes mais apporte la vérité. Bonne lecture à vous.
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