Autobiographie

  • Amélie Nothomb_Stupeur et tremblements

    Stupeur et tremblements

    186 pages 

    4 eme de couverture  : 

    Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.

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    L’auteure

    Je pense réellement que j’ai reçu une claque. C’est même le livre qu’il me fallait en ce moment pour passer un bon moment de lecture. J’ai vu en ce livre le mot dévoré. Je comprends l’engouement que nous pouvons ressentir quand on lit Amélie, et je trouve que d’avoir partagé ce petit moment avec elle m’a redonné l’envie de dévorer des livres. Pourtant ce n’est pas un livre qui attire, c’est une auteure qui fascine et pourtant je l’ai fait. J’ai découvert son univers assez particulier et je la remercie du fond du coeur.

     

    L’histoire

     

    On entre dans un univers assez particulier, on entre dans le monde du travail au Japon. Je dois avouer que c’est assez particulier, les actes, les façons de penser, les traditions, tout est différent de nous. Je me suis beaucoup indignée de tout cela mais en même temps cela m’a fait rire.  Une telle envie de détruire une personne parce que c’est une fille, ce n'est plus vraiment actuel, quoi que. C’est un roman qui dénonce mais en même temps créer une autodérision qui est super intéressante. On découvre Amélie, belge qui vient au Japon dans l’entreprise Yumimoto pour faire interprète sauf que ce n’est pas du tout le cas. J’avais l’impression de voir une stagiaire encombrante. Ses supérieurs la prenaient pour un boulet et ce qui est intéressant c’est qu’on voit le vrai visage du travail. Amélie explique très humblement que les coutumes japonaises sont très strictes et que tout le monde est formaté pour travailler pour vivre et non l’inverse. Ce livre regorge vraiment d’humour, d’autodérision. On passe par plusieurs émotions comme la compassion et j’ai adoré ce voyage.

     

    Les personnages

    J’ai découvert Amélie, je me suis attaché à elle parce qu’elle avait l’air à portée de main. Elle explique sa dégringolade avec beaucoup d’humour et presque de folie. Tout au long du livre elle supporte sa supérieure qu’elle trouve très belle. Alors que sérieusement il y a de quoi s’énerver. Elle subit les ordres des autres, du moins au départ avec beaucoup d’humilité. J’ai quand même trouvé ce personnage assez explosif face à ses compatriotes Japonais. On voit beaucoup le choc des cultures dans ce roman parce qu’une personne Européenne a une éducation très différente des Asiatique et je pense que l’auteur a très bien démontré ces choques de culture.

     

    Conclusion

    C’est un livre que vous devez découvrir, il parle de tellement de choses avec tellement de subtilité. Je pense qu’il peut même être interprété différemment et c’est ce qui fait la richesse de ce texte. Je n’ai qu’une seule chose à vous dire faites-vous votre opinion ! Et profiter de vos lectures !

     

     

     

  • Leon Leyson_ L'enfant de Schindler

    Enfantdeschindler

    221 pages

    4 eme de couverture :

    L’enfant de Schindler_Leon Leyson
    En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
    Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

    ****

    Ce récit autobiographique est juste génial. Quand j’ai refermé le livre j’avais l’impression d’avoir perdu un ami. Ce témoignage est assez dur mais le fait que ce soit raconté par un enfant rajoute encore plus d’aigreur et de colère face ces nazis. Avec le point de vu de Leon on a l’impression que l’horreur est décuplée du fait qu’on a toute sa vie. Le témoignage commence sur son enfance ou la guerre n’est pas encore déclarée et puis au fil du livre on voit les camps arrivés la survie mais surtout M.Schindler qui a été le sauveur de tellement de juifs. Le fait que sa vie d’avant la guerre soit raconté donne une émotion particulière parce qu’on se dit ‘’mince c’est une personne comme nous qui à été déportée ‘’. La famille de Léon n’avait sûrement pas demandé ça.

    On a une famille d Cracovie tout ce qu’il y a de plus ordinaire qui va rencontrer cette guerre, surmonté plusieurs obstacles pour enfin être unis dans la douleur. Ce livre véhicule une image très positive malgré ce fond atroce. Il nous apprend à être toujours optimiste, ne rien lâcher parce qu’un jour la vie finit toujours par nous sourire, c’est à ce moment-là qu’il faudra saisir cette chance. Cette famille est tellement attachante et le fait qu’on la voit s’adapter, s’aimer et se soutenir durant le récit nous offre une satisfaction sur le fait qu’ils peuvent survivre en temps de guerre même en étant juifs. Ils dépensent une telle énergie pour survivre que ça nous force l’admiration. Mais surtout ce témoignage est rythmé par l’entreprise de Schindler qui va les protéger et cette admiration qu’ils vouent à cette homme vaut le détour d’être lu. Malheureusement je pense que cet homme n’a pas été honoré comme il l’aurait dû !

    En clair : J’ai adoré ce témoignage du début à la fin, j’ai vécu toutes les émotions possibles et c’était vraiment un grand même d’histoire. Je suis même triste de laisser ce roman qui m’avait transporté.

     

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